
L'enfance à vos pieds
jeudi 04 févr. Beppie, Van der Keuken, Pays-Bas,
1965. Beppie a dix ans. Issue d’un milieu ouvrier, c’est une vraie gamine d’Amsterdam, drôle, pleine d’esprit. Spontanée, elle raconte
pendant plusieurs mois ses aventures au cinéaste qui la suit dans sa vie quotidienne. Evocation de la vie, de la mort, de la télévision, de l’amour, de l’argent...
Savoureux. 38 min.
jeudi 14 févr.ABC Africa, Abbas Kiarostami France/Iran,
2001. Ouganda, mars 2000, Abbas Kiarostami et son assistant Seifollah Samadian, sollicités par une association humanitaire, le FIDA, arrivent à
Kampala. Pendant dix jours, leur caméra DV découvre et caresse mille visages d'enfants, tous orphelins, tous ayant perdu leurs parents à cause du sida. Elle raconte les rires et les larmes, la
musique et les silences, la vie et la mort. Elle témoigne d'une Afrique joyeuse malgré la souffrance et la maladie. 85
min.
jeudi 21
févr.Le goût des olives, Lacour, France,
2006. En cette période de l'arrière-saison résonne encore dans les bassins du lac la présence des beaux jours. Les pédalos quittent leur ponton
pour un voyage d'hiver, les leix se peuplent de murmures er de souvenirs. Petits à petit les paroles se mèlent aux images, les récits se croisent et nous invitent à plonger au plus intime, au
plus près de l'enfance. Un premier film comme un poème. 23 min.
L'heure de la
piscine, Winckler France, 1985. Images limpides, fluidité des mouvements, éclat de Ia couleur, mais ce bain où joue la transparence des silhouettes est un bain révélateur. Ces corps graciles sont habités par de graves
questions : l’attente de l’amour, le désir de réussite, la peur de l’avenir... À quoi rêvent les jeunes gens et les jeunes filles d’un lycée de la région parisienne en 1995 ? Un film qui a la
grâce d’un pastel. 28 min.
jeudi 28
févr.Tout peut arriver,
Marcel Lozinski, Pologne, 1995. Un
petit garçon de 6 ans parcourt avec sa trottinette les allées d' un parc à Varsovie. Il fait beau, les arbres sont en fleurs. Sur les bancs, des personnes âgées réchauffent leurs vieux os et
rêvent de leur jeunesse. C’est là que le cinéaste intervient : il demande au jeune Thomas, son propre fils, d’aller bavarder avec les vieillards et filme de loin. L’enfant a les curiosités
existentielles coutumières à son âge. Les solitaires désarmés par tant de fraîcheur répondent à ces graves questions dont ils ont vécu douloureusement les réponses. La guerre est là, en
filigrane, qui a bouleversé toutes ces existences. 40 min.

Mademoiselle sait coudre des histoires et découdre des sentiments, les enveloppe dans du papier à bonbons, les froisse
un peu, fait craquer l'affaire comme une allumette élégante. 
